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Les migrants transitaires : en route vers le Canada

Marc Parant

samedi 27 octobre 2007, par Aude


Sur Revel.unice.fr http://revel.unice.fr/anthropo/document.html ?id=111

L’Europe de cette fin de siècle est devenue une zone importante de passage pour les migrants du monde entier. C¹est le continent qui attire le plus de migrants à travers le monde mais aussi celui qui en rejette le plus. Les états-nations européens ont généralement tendance à vivre leurs migrations comme accidentelles ou provisoires, contrairement aux pays d’immigration traditionnels (Etats-Unis, Canada, Australie) qui les ont davantage intégrées dans leur politique économique, sociale et diplomatique. Ce décalage de politique a notamment conduit récemment, sous l¹effet de la globalisation de l¹économie, à la création d¹un marché mondial de l¹immigration où une concurrence accrue entre pays développés pour attirer les migrants qualifiés d¹une part et rejeter les migrants indésirables d¹autre part s¹accompagne du développement de nouvelles formes : les migrations transitaires.

Ce que j’appelle les migrations transitaires existent sans doute depuis longtemps, mais elles n¹ont jamais été identifiées comme telles, que ce soit par les chercheurs ou par les migrants. Au XIXe siècle, les parcours des Européens vers l¹Amérique étaient jalonnés de périodes plus ou moins longues dans un ou plusieurs pays de transit, dont la France. De même, les retours nombreux au pays d¹origine s¹accompagnaient souvent de séjours dans des pays-tiers. Avec le renforcement des politiques anti-migratoires en Europe à la fin du XXe siècle, les parcours transitaires se sont multipliés et ont bouleversé les schémas traditionnels de la migration. Pour Alain Tarrius, par exemple, l¹analyse récente des parcours devrait privilégier le couple migration/territoire qui fait autrement sens que le couple classique migration/ insertion (Tarrius, 1991 : 85-145).

La migration se fractionne, s’improvise, se fragilise ou se déstructure. Le migrant envisage souvent son départ comme un parcours parsemé d’étapes plus ou moins longues, avant l’étape définitive qui consiste à atteindre un pays d’arrivée et s’y installer légalement, sans toujours aspirer à devenir un national. Si l’on regarde rapidement dans le passé, les grandes migrations se sont essentiellement faites avec des objectifs précis : les migrants européens du XIXe siècle ne rêvaient que de l’Amérique et se donnaient les moyens d’y accéder. Les travailleurs émigrés des années 1950 et 1960 connaissaient leur destination finale bien avant leur départ : les Turcs allaient surtout en Allemagne, les Maghrébins en France ou en Belgique, les Pakistanais et les Indiens en Grande-Bretagne. Ces courants migratoires majeurs existent toujours, notamment à cause de liens familiaux issus de l’immigration des années 1950 et 1960, mais ils ont tendance à perdre de leur importance face aux migrations fractionnées ou transitoires.

En France, l’idée de transit est souvent associée au provisoire, au temporaire, mais elle s¹inscrit dans la continuité d’un parcours ou d¹un voyage. La désignation d¹une migration par étapes par Carol Zabin et Sallie Hughes, associe la continuité à l¹impression de franchir plusieurs paliers successifs avant d¹atteindre le but recherché (Zabin et Hughes, 1995). Certains migrants sont identifiés en fonction de leur trajectoire, comme les migrants pendulaires, dont le style de vie se rapproche des frontaliers décrits notamment par Mirjana Morokvasic et Hedwig Rudolph dans leur analyse sur les travailleurs d’Europe de l’Est (Moroksavic et Rudolph, 1996:150-151). Mais les migrants transitaires devraient occuper une place à part dans la terminologie consacrée aux migrations, quelque part entre permanentes et temporaires. Loin des schémas trompeurs, les migrations transitaires concernent des individus de tout niveau social ou formation et se révèlent importantes, structurées et rationnelles.

 
 
   
   
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