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Cherbourg : les dernières heures du squat des Irakiens

Ouest France, 6 octobre 2007

dimanche 28 octobre 2007, par Aude

À Cherbourg, les réfugiés ont 48 heures pour quitter le terrain qu’ils occupent depuis des mois. Le maire veut mettre l’État devant ses responsabilités.

Actualité La Manche Édition du samedi 06 octobre 2007

Les réfugiés devront avoir quitté leur terrain dimanche. Passé ce délai, les autorités auront recours à la force. : AFP Jean-Paul Barbier

À Cherbourg, les réfugiés ont 48 heures pour quitter le terrain qu’ils occupent depuis des mois. Le maire veut mettre l’État devant ses responsabilités. CHERBOURG. - Hier soir, le squat occupé par une quarantaine de réfugiés irakiens n’était toujours pas évacué à Cherbourg. Le tribunal administratif de Caen avait, mercredi, ordonné l’expulsion des personnes qui occupent ce terrain communal depuis des mois. Expulsion notifiée, vendredi matin, par Michel Le Cavorzin, commissaire de police.

Originaires d’Irak et parfois d’Iran et d’Afghanistan, pour la plupart des hommes âgés de 17 à 30 ans, ils campent là, sous des bâches, dans des conditions d’hygiène lamentables. La fermeture du camp de Sangatte, en 2002, a éparpillé dans les ports de la Manche tous les candidats au passage vers les îles britanniques.

« N’oublions pas que ce sont des victimes qui fuient des pays en guerre », disent les associations humanitaires, mobilisées pour leur fournir aide et nourriture. Cependant, pour la commune, cette situation est devenue intenable. Ces clandestins n’ont qu’un rêve : passer en Grande-Bretagne, où ils ont de la famille, des amis et espèrent trouver du travail. Les incidents se multiplient. « Ils sont parfois trente, quarante à vouloir passer. »

Un autre squat, plus loin

Presque toutes les nuits, la police aux frontières les arrête, cachés sous des remorques de camions, qui empruntent les lignes ferries. Mais la libre circulation n’est pas pour eux. La Grande-Bretagne refuse de les accueillir. S’ils sont pris, ils retournent en France et les compagnies maritimes doivent payer des amendes. De plus, ils ne peuvent être expulsés vers leurs pays en guerre. Ils sont fichés, puis remis en liberté, avant de revenir naturellement à la case départ. Situation inextricable.

Il y a une semaine, à l’Assemblée nationale, le député-maire PS de Cherbourg avait plaidé la cause des collectivités locales, impuissantes devant cet afflux de réfugiés. Bernard Cazeneuve a été contraint de demander cette mesure d’expulsion. « C’est la seule manière de mettre l’État devant ses responsabilités. Même à contrecoeur, j’irai jusqu’au bout. » Un épilogue ? Plutôt un nouveau déplacement du problème. Les clandestins iront s’installer ailleurs, un peu plus loin. Certains ont déjà rejoint leur ancien squat, face au port de commerce.

Thierry DUBILLOT.

Ouest-France

 
 
   
   
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