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AU CANADA, PLUS DE 300 AFGHANS EN SURSIS D’EXPULSION

Presse canadienne, 03 novembre 2006

lundi 29 octobre 2007, par Aude


CANADA : DES REFUGIES AFGHANS ENTRE L’ARBRE ET L’ECORCE

par Hugo de Grandpré

Ottawa - La Cour fédérale ordonne l’expulsion de réfugiés afghans vers leur pays ravagé par des années de guerre, même si le gouvernement canadien impose un moratoire sur les renvois pour des raisons humanitaires.

Ainsi, même si les troupes canadiennes essuient leur part de pertes en Afghanistan, ce pays est assez stable pour qu’on y renvoie une famille de réfugiés, a jugé le tribunal dans une récente décision.

Résultat, un nombre croissant de réfugiés afghans se retrouvent aujourd’hui dans un flou juridique qui les empêche de bénéficier de nombreux avantages sociaux, dont l’accès à l’université ou l’accès égal aux soins de santé. Ils ne bénéficient notamment que de l’assurance médicale fédérale, qui ne couvre que les soins d’urgence.

Selon des informations obtenues par La Presse, hier, on dénombre plus de 300 réfugiés dans cette situation. En principe, ils seront expulsés dès que le gouvernement lèvera le moratoire. Cela pourrait par contre prendre un certain temps ; la mesure est en vigueur depuis 1994.

Les Scherzad, une famille de quatre musulmans chiites au Canada depuis environ un an, ont évoqué pour justifier leur demande de rester au Canada, la peur de persécutions en raison de leurs croyances religieuses, le refus de la femme de porter une burqa et la crainte d’être harcelés par un chef taliban.

En première instance, la Commission de l’immigration et du statut de réfugié a jugé que les craintes concernant la condition féminine et l’appartenance religieuse étaient non fondées vu l’évolution de la situation sociale au pays depuis la chute du régime des talibans. Elle estime de plus que le témoignage sur la question du leader taliban n’est pas suffisamment crédible.

Dans une décision rendue il y a deux semaines, Luc Martineau, de la Cour fédérale, a refusé de réviser la décision, disant qu’aucune erreur ne s’y était glissée.

Le jugement survient au moment où des rapports contradictoires décrivent la situation dans le pays. Le gouvernement assure que les conditions de vie s’améliorent à tous les niveaux. D’un autre côté, des soldats de la coalition perdent la vie et des poches de famine et de malnutrition ont été signalées par endroits.

Dans son rapport pour l’année 2005, Amnistie internationale écrit : « Le gouvernement afghan et ses partenaires de la communauté internationale ne parvenaient toujours pas à garantir la sécurité de la population. (...) L’état de droit n’étant pas respecté et le système judiciaire ne fonctionnant pratiquement pas, de nombreuses victimes de violations des droits humains, et particulièrement les femmes, ne pouvaient pas obtenir réparation. »

En tout, quelque 4000 réfugiés sont dans la même situation que les Scherzad, si l’on compte les sept autres pays pour lesquels un moratoire existe, dont le Rwanda et la République démocratique du Congo. La coalition Des vies en suspens se bat pour qu’ils soient automatiquement acceptés en tant que réfugiés après trois ans.

« Trois ans, c’est déjà suffisant pour avoir sa vie en suspens, explique le porte-parole, Richard Goldman. Avec toutes les conséquences que cela implique : pas de possibilité de réunification avec la famille immédiate laissée outre-mer, pas d’accès au travail décent en ayant un numéro d’assurance sociale qui les identifie comme personnes sans statut, pas d’accès aux études post-secondaires ni pour eux, ni pour leurs enfants, et pas le même accès aux soins de santé. »

Depuis deux jours, personne au ministère de l’Immigration ni à l’Agence des services frontaliers canadiens n’a été en mesure de commenter la situation.

Selon des données de la Commission de l’immigration et du statut de réfugié du Canada, 74% des demandes d’asile de réfugiés provenant de l’Afghanistan ont été acceptées en 2005, une augmentation de 10% par rapport à l’année précédente. Pour le début de cette année, les taux montent à 83%.

Il y a eu 187 demandes entre janvier et septembre.

L’article sur Afghana

 
 
   
   
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