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Compte rendu des maraudes du collectif en juillet 2008

dimanche 10 août 2008, par exilés 10


Compte rendu des maraudes du Collectif de Soutien des Exilés du 10ème arrondissement de Paris

juillet 2008

Une fin de mois très médiatique pour les exilés

Une lettre de Bertrand Delanoë à Catherine Boutin a conduit à un intérêt des médias pour la situation des exilés. Cette lettre concernait la question de l’hébergement et ne contenait qu’un paragraphe sur la situation dans le 10ème.

Dans le même temps, la concentration de personnes exilées en errance aux alentours de la gare de l’Est dans le 10ème arrondissement, sans solution d’hébergement, génère une situation très critique et une tension croissante avec les riverains. Il me parait indispensable, conformément à la demande du Maire du 10ème arrondissement, que de nouvelles capacités d’hébergement à titre humanitaire soient dégagées en urgence compte tenu de l’extrême saturation du centre de « La Boulangerie » (18ème arrondissement) qui accueille aujourd’hui ce public.

La parution d’une page sur ce sujet dans « Le Parisien » du 24 juillet (exilés afghans : paris demande de l’aide ; de plus en plus d’enfants ; square Villemin le temps s’est arrêté) a attiré l’attention des médias. En l’espace d’une semaine nous avons vu ou été contactés par 8 médias différents : France 2, TF1, M6, France 24, RTL, France Culture, l’Express, Associated Press.

Et nous avons vu également passer une importante délégation de la mairie de Paris et de la mairie du 10ème le 23 juillet (dont Alain Pierre Peyraud, Alexandra Cordebard, Olga Troistiansky ajointe chargée de la solidarité à la mairie de Paris). Ceci permettra-t-il d’améliorer l’accueil des exilés ?

Mais quels changements dans leurs conditions d’accueil et de vie ?

Ce coup de projecteur médiatique changera-t-il quelque chose ? On peut en douter vu ce que nous disait le directeur de la DDASS dans une réunion de la commission précarité spécialement consacrée aux exilés le 10 juillet dernier : il n’y a pas de lignes budgétaires pour ouvrir de nouvelles places d’hébergement et par conséquent rien ne sera fait. Une nouveauté cependant, le passage de la BAPSA avenue de Verdun le 30 juillet essayant de convaincre les exilés d’aller au centre de Nanterre.

Mais les exilés et de nombreux demandeurs d’asile sont restés dehors durant ce mois de juillet. D’après les gardiens du square Villemin, ils étaient certains matins une centaine à dormir dans le square et les matelas, de plus en plus nombreux ont fait leur réapparition près des terrains de boules de l’avenue de Verdun malgré une opération de nettoyage le 29 juillet.

Ceci a conduit aussi à quelques tensions autour des bus atlas les emmenant à la Boulangerie, comme cela a été le cas le 30 juillet où il a fallu intervenir pour calmer une personne du Cœur des Haltes qui descendue du bus commençait à s’en prendre physiquement aux les exilés. Ce soir là à noter que la sécurité était sortie également du bus avec matraques et bombes de gaz lacrymogènes, heureusement sans les utiliser, ce qu’elle n’avait pas jugé utile de faire lorsque la veille une personne avait cassé la vitre arrière d’une voiture et menaçait tout le monde avec des tessons de bouteille.

Des discussions ont eu lieu aussi autour de ces listes par nationalité que le cœur des haltes (mais aussi le « responsable » afghan établissant la liste pour ses compatriotes) défendent. Pour eux c’est mieux car il y a moins de bousculades. Cependant lors des discussions sur la place du colonel Fabien, nombreux étaient les exilés qui disaient que c’était toujours les mêmes qui montaient et que beaucoup restaient plusieurs jours dehors. L’un a même indiqué qu’en trois semaines il n’avait eu accès à la Boulangerie que deux fois.

Tensions également à la distribution du repas de l’Armée du Salut début juillet. Une dispute entre jeunes tchétchènes et afghans a dégénéré. Après trois jours d’incidents mineurs, à l’exception de l’utilisation de gaz lacrymogènes par les tchétchènes, ces derniers sont revenus armés de couteaux et de barres de fer le 8 juillet. Des policiers en vélos sont intervenus et ne pouvant rétablir le calme ont appelé des renforts. D’après les exilés, brutalement « ils ont vu des policiers partout » et notamment des gens en civil qui d’après eux n’étaient pas identifiables (absence de brassard ?). Ces derniers, vus comme d’autres agresseurs ont été pris dans la bagarre. 4 policiers du commissariat du 18ème ont été blessés et 5 personnes arrêtées et déférées, bizarrement tous afghans. Trois afghans dont un mineur ont été incarcérés à Fleury Mérogis. Un afghan aurait également été blessé et emmené à l’hôpital. Il n’a pas été possible de le localiser malgré les recherches faites à Lariboisière et au bureau de recherche central des hôpitaux de Paris. Aucun des noms que l’on nous a donnés n’apparaissait dans les registres.

Toujours près de la distribution du repas de l’Armée du Salut, scène étonnante d’un bénévole illuminé faisant des discours enflammés sur le Christ sous l’œil étonné des afghans qui ne comprenaient pas un mot. Son attitude cependant commençait à les énerver. Quand ils ont su ce qu’il disait ils se sont désintéressés de ce prédicateur.

Problèmes également avec les CRS près de la distribution de « La Chorba pour tous » près de Barbés le 29 juillet. Deux afghans assis sur le bord du trottoir entre deux voitures ont été interpellés. D’après ce qu’ils ont compris on les soupçonnait de vouloir voler des affaires dans les voitures. Ils ont été relâchés le lendemain soir avec des APRF. Le mineur, qui avait un rendez vous avec FTDA le lendemain pour faire son dossier pour l’ASE a été envoyé à l’expertise médicale et déclaré, comme c’est habituel, majeur. FTDA qui avait été prévenu le soir même n’avait pas jugé utile de lever le petit doigt pour ce jeune.

Et toujours des problèmes pour l’accès aux soins. Le docteur afghan étant en congés, les exilés ont eu plus de mal à se faire soigner à la PASS de l’hôpital St Louis, même s’ils parlaient anglais. Et le problème ne réside pas seulement dans la langue. Pourquoi cet afghan opéré de l’appendicite à St Louis a-t-il été remis dehors deux jours après alors qu’il était encore affaibli et en mauvais état. Heureusement il a pu trouver un ami qui lui a évité la galère des bus et de « la Boulangerie ».

Et toujours les mêmes problèmes pour trouver un pays qui les accueillera

Le premier problème reste celui des empreintes et la manière de pouvoir contourner Dublin. Les rumeurs courent sur un éventuel arrêt des réadmissions de France vers la Grèce et pourtant les convocations Dublin continuent à tomber, suivies de mises en rétention. Un afghan a été interpellé le 30 juillet au Centre de Réception des Etrangers, trois mois et trois semaines après la saisine de la Grèce. Il a été heureusement été relâché par le juge de la liberté et de la détention au motif d’un laps de temps trop long entre son interpellation et son transfert au Centre de Rétention Administrative. Certains « réadmis » reviennent mais sans possibilité de voir leur demande acceptée en France. Un afghan interviewé par une équipe de France 2 en Grèce espère pouvoir rester en France grâce à l’appui du journaliste qui lui a laissé sa carte et aurait promis de l’aider.

La Norvège, la Finlande et la Suisse restent alors leur seul espoir, à condition que les empreintes grecques soient les premières dans Eurodac. Mais ils se posent des questions : ayant eu la « carte rouge », document de séjour temporaire donné lors d’une demande d’asile en Grèce, cet afghan qui n’a pas transmis sa demande sera-t-il accepté ? Et seront-ils acceptés en Suisse ? Ce n’est pas évident car certains en reviennent comme cet exilé qui avait un papier des autorités suisses écrit en arabe. Pour les Suisses n’y aurait-il pas de différence entre l’arabe et le farsi ?

Des informations non confirmées de Norvège inquiètent les exilés : ceux qui auraient eu leurs empreintes en Grèce ne seraient pas expulsés mais devraient attendre pour pouvoir déposer une demande d’asile alors que les demandes des autres seraient acceptées immédiatement.

D’autres rumeurs aussi circulent sur les possibilités au Canada. En Grèce certains auraient entendu dire que l’Ambassade du Canada en France donnait des visas aux demandeurs d’asile. A défaut un envisageait d’y aller via l’Islande. Un autre dit avoir eu un document du HCR pour une installation au Canada. Peut-être aura-t-il plus de chances ?

Alors continue l’errance. Comme celle de cet afghan renvoyé en Grèce par la France il y a 4 mois, sous Dublin en Italie, revenu en France pour déposer une nouvelle demande, convoqué au 8ème Bureau et qui part maintenant vers la Norvège. Celle de cet autre afghan qui a demandé l’asile en Angleterre en 2004. Débouté, il est revenu en France avec l’espoir d’aller en Espagne, arrêté, mis en rétention il a fait une demande d’asile et a été relâché. Il envisage maintenant de partir ailleurs. Celle de ce kurde ayant eu ses empreintes prises en France en 2003, parti en Angleterre puis reparti de lui même au Kurdistan irakien, qui revient demander l’asile en France et qui est en procédure prioritaire. Celle de cet autre expulsé d’Angleterre une première fois en Irak, revenu et réadmis en Grèce qui veut repartir pour la troisième fois en Angleterre. Celle de cet exilé mis en rétention à Coquelles avec ses empreintes en Autriche, que l’Autriche a refusé de réadmettre et qui veut partir en Angleterre en se demandant où ce pays le renverra : Autriche ou France ? Celle de ces irakiens rencontrés au square Satragne, renvoyés par l’Angleterre en France au titre de Dublin ou revenant d’Irak après avoir été déboutés. Celle de ce couple irakien qui a décidé de partir, lassé d’attendre les documents du HCR pour leur installation en Norvège.

Parfois il y a d’heureuses surprises, comme pour celui qui a eu ses empreintes prises à Patras puis à Ancône et à Nice et qui a quand même obtenue sa « carte verte ».

Encore faut-il avoir un « bon » cas d’asile

Ce traducteur d’une compagnie aérienne anglaise privée qui travaillait à l’aéroport de Kandahar pourra-t-il convaincre les officiers de protection qu’il est en danger ?

Ces deux jeunes majeurs ayant toujours vécu en Iran et ne connaissant ni Mazar, ni Bamyan, ni Day Kundi, dont leur famille est originaire et qui a fui à cause des dangers encourus, auront-ils plus de chances que celui qui dans le même cas s’était inventé une histoire à Kaboul et qui a été débouté par l’OFPRA ?

Ce jeune majeur qui a fui un mariage arrangé aura certainement peu de chances.

Ces deux convertis en Angleterre (anglicans ?) qui sont repartis en Italie car l’un avait été débouté ont redéposé une demande d’asile là bas. Il parait que la presse italienne en aurait parlé mais ils étaient sous réadmission vers l’Angleterre. Ils sont donc venus en France et se demandaient s’ils avaient une chance d’obtenir l’asile ici. Non expulsables vers l’Afghanistan ils auront quand même du mal à cause de leurs empreintes en Angleterre.

52 mineurs sont arrivés en juillet, et toujours aussi peu de prise en charge

Durant les premiers mois de 2008 ils ont été 336 à arriver à Paris, soit 62 de plus que lors de la même période en 2007.

Le nombre de places dans les hôtels lui n’a pas évolué et les acteurs du dispositif refusent toujours d’adapter l’accueil des jeunes à la réalité. Le problème viendrait du délai de prise en charge par l’ASE et du délai nécessaire à la prise de l’OPP par les juges pour enfants. Des jeunes restent donc dehors sans que cela ne gêne personne, ni FTDA ni la Boulangerie ne les acceptant.

Par ailleurs une question se pose : lorsqu’un jeune n’est pas pris en charge à l’hôtel, que fait-on pour lui. ? Plusieurs durant ce mois de juillet ont manifesté l’intention de rester et de demander l’asile. Mais vis-à-vis du dispositif, ils semblent n’avoir aucune existence. Le jeune qui a été arrêté le 29 juillet était dans ce cas. Mais malgré son rendez vous à FTDA le lendemain il n’avait avait avec lui aucun document prouvant qu’il avait été vu par cette structure. Ne serait-il pas nécessaire que FTDA, une fois un jeune mineur repéré, lui fournisse un document avec photo disant qu’il a été identifié et qu’il est présumé mineur. Cela d’une part les protégerait un peu des contrôles de police à Paris, et d’autre part responsabiliserait FTDA. Pourquoi ne donner que des cartes à ceux qui sont hébergés. Le rôle du dispositif de primo accueil ne peut se résumer à un simple hébergement et s’il n’y a pas de place dans les hôtels, le jeune devrait au moins faire l’objet d’un suivi socio éducatif et ceci devrait être officialisé par un document.

Le choix des heureux élus se fait toujours le plus souvent au faciès. « Dans les conditions actuelles comment voulez vous faire autrement » est la réponse du Directeur de FTDA lors de la réunion de la commission précarité. Il n’est pas normal que nous ayons dû intervenir pour faire prendre en charge deux jeunes qui avaient craqué, s’écroulant en larmes le soir place du Colonel Fabien, le 22, l’un de 15 ans épuisé après plus de 8 nuits dehors et le 29, un autre du même âge malade. Celui-ci signalé à FTDA par téléphone le matin même était allé sur nos conseils les voir. On lui avait dit qu’il fallait qu’il attende la maraude le soir à Colonel Fabien. Le troisième bus allait partir et FTDA n’était toujours pas là. Nous avions téléphoné plusieurs fois mais ils étaient avec les journalistes de TF1 et donc n’étaient pas disponibles pour les mineurs ! Le jeune a alors essayé de monter par l’avant du bus, s’est fait repoussé et s’est écroulé en larmes. Heureusement Dominique Bordin est arrivé à ce moment là et l’ayant vu dans cet état a pu le prendre en charge. Mais le reste de l’équipe de FTDA ne s’est pas préoccupé de la situation de ce jeune, effondré sur un banc avec nous et deux ou trois autres mineurs.

Comment les mineurs pourraient ils croire à leurs chances en France quand la protection obligatoire de tout mineur isolé sur le territoire dont on leur parle n’est pas effective. Comment peuvent-ils penser qu’un juge va accepter de prendre en compte leur taskera quand les acteurs du dispositif de primo accueil les remettent parfois en cause ? Alors ils repartent vers l’Angleterre mais aussi, toujours plus nombreux, vers les pays scandinaves. Ils se posent pourtant des questions sur leur devenir dans ces pays et notamment en Angleterre, d’autant plus que certains en reviennent désabusés, comme celui que l’on avait vu en 2006 et qui après deux ans, faute d’espoir de régularisation est revenu et a décidé de tenter sa chance ailleurs. Il a maintenant 18 ans et quelques et n’a guère d’espoir de pouvoir rester en France. Des informations, non vérifiées, venant d’Angleterre les inquiètent, comme l’histoire de ce jeune de 14 ans réadmis en Grèce. Aller en Norvège n’est pas sans problème. Il faut traverser l’Allemagne et les risques d’être interpellé sont importants. Ces trois jeunes, pris en charge par FTDA en ont fait l’expérience, arrêtés à 40 km seulement de la frontière danoise, après avoir réussi à échapper à la police à Hambourg. Au passage leurs téléphones portables ont été saisis pour les besoins de l’enquête et c’est surtout cela qui les préoccupait. De plus pour y aller il faut de l’argent : plus de 1000 euros disent-ils, ce qui fait qu’un jeune, parti du foyer de l’association « Enfants du Monde Droits de l’Homme », dormait dans le parc depuis plusieurs semaines en attendant de recevoir l’argent nécessaire à son voyage.

Et leur problème reste la reconnaissance de leur minorité. Il est peu probable que l’âge indiqué en Grèce suffise pour que les autorités d’un autre pays les reconnaissent mineurs. Mais heureusement pour d’autres, cela est aussi le cas s’ils ont été déclaré majeurs en Grèce ou par la police française (sans passage devant le juge pour enfants)

Ils se posent aussi beaucoup de questions sur la France : faut-il rester à Paris ou a-t-on plus de chances d’être accepté en province ? Que faut-il dire à FTDA mineur ou à l’ASE lors des entretiens ? Un jeune qui a dit avoir 15 ans et qui a reçu sa taskera où il est écrit qu’il n’a que 14 ans et demi était inquiet. Il a fallu le rassurer, lui expliquer que c’était mieux pour lui.

Pour ceux qui ont 17 ans et des empreintes en Grèce, la question est de savoir si on va pouvoir examiner leur demande ici, donc si on va les accepter comme mineur. Ce jeune dont les parents ont été tués il y a 10 ans à Day Kundi et qui a dû partir en Iran où il a travaillé 5 ans avant de venir en Europe espère que FTDA considérera son cas rapidement. Après plus d’un an de voyage il a envie de se poser rapidement et de construire sa vie. Mais souvent FTDA met trop de temps à réagir et ils repartent.

Un « nouvel ancien » acteur du dispositif envisage de revenir. Mme Huège, responsable actuelle des maraudes au sein de l’association « Aux Captifs la Libération » est venue mi juillet voir ce qui se passait lors d’une maraude de FTDA. Apparemment l’association envisagerait de reprendre une place dans le dispositif mais de quelle manière : un simple accueil de jour et des maraudes comme il y a deux ans ou une implication à l’égal de celle de FTDA ?

Deux juges pour enfants et deux personnes du bureau de la défenseure des enfants ont pu se rendre compte de la situation des mineurs

Les 4 heures de maraudes de ce jeudi 17 juillet ont permis à Mme Lefèvre, Mme Marand Michon (juges pour enfants) et à Mme Sonia Ivanoff et Mme Carrard Blazy (du bureau de la défenseure des enfants) de voir ce qui se passait et de discuter avec des jeunes.

La présence de nombreux jeunes qui ont parlé assez librement avec les maraudeuses leur a permis de se rendre compte des difficultés que ces jeunes rencontrent : expertise osseuse, temps d’attente très long avant une prise en charge par FTDA (un est resté 4 semaines dehors), temps d’attente très long aussi avant le passage devant le juge pour enfants (un est là depuis 3 mois et demi)...

Elles ont pu aussi entendre les nombreuses questions que les jeunes se posaient sur leur avenir, et notamment sur leur avenir en France (école, travail, devenir à 18 ans, asile...) toutes les questions qu’ils posent chaque soir et qui mettent à mal l’idée de jeunes pré programmés pour l’Angleterre.

En plus l’arrivée de trois mineurs dans la journée, présents au parc le soir (un de 10 ans avec un "frère", et deux autres de 15 ans) a permis des discussions intéressantes sur les dysfonctionnements de ce dispositif. Discussion aussi sur la détermination de l’âge au faciès, bien introduite par un jeune déclaré majeur à l’expertise osseuse et qui leur a demandé très directement si elles pensaient qu’il était majeur ou mineur...

Passage de familles comme chaque été

Un couple dont la femme était enceinte, une femme et ses trois enfants de 3 mois, 4 ans et 7 ans, et un couple avec une fille de 10 mois, sont arrivés à Paris durant ce mois de juillet et sont tous repartis vers d’autres pays.

5 juillet : une éclaircie

Le 5 juillet le Collectif et des conseils de quartier ont organisé une après midi de rencontre entre exilés et habitants au parc Villemin. 200 exilés étaient présents et malgré la pluie des habitants sont venus voir ce qui se passait (compte rendu et photos : http://www.exiles10.org/spip.php ?article1122 ). Cette action nous semble avoir des conséquences positives. Même s’ils étaient peu nombreux, les gens venaient voir ou regardaient de loin. Certains ont même dansé avec les Afghans. Voici une manière de changer le regard sur les exilés : au lieu de les voir comme d’habitude, ils avaient devant leurs yeux des jeunes comme les autres en train de danser et de s’amuser. Ce changement d’angle jouera aussi pour le personnel du parc. A la fin, ils défendaient la fête contre les très rares personnes qui trouvaient la musique trop forte. Ce type d’action ne réglera pas les problèmes des exilés, mais constitue une petite contribution à faire évoluer la perception des gens comme les réunions publiques (par exemple celles avec le Comité de quartier St Denis ou à la paroisse.)

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