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compte rendu des maraudes novembre 2009

lundi 21 décembre 2009, par exilés 10


Après 4 ans, un espoir pour les mineurs ?

Le 19 novembre lors du colloque sur les mineurs isolés étrangers à l’Hôtel de Ville de Paris, Myriam El Khomri, adjointe au maire de Paris, notamment chargée de la protection de l’enfance en danger, a annoncé que, dès décembre 2009, un nouveau foyer serait ouvert dans le 15ème, permettant d’accueillir jour et nuit 25 ou 30 mineurs. Ce foyer fermera ses portes le 31 mars 2010, mais un autre devrait prendre le relai, boulevard de Strasbourg dans le 10ème. Ceci porterait les places d’hébergement à 120, sans compter les places disponibles à Enfants du Monde Droits de l’Homme : 50 en hôtel sur financement DDASS, 20 en hôtel sur financement du Conseil Général 25 à l’ESI rue Bourret et 25 dans ce nouveau foyer. Restent à connaître les modalités pratiques de mise en œuvre de ce nouveau dispositif.

Les mineurs afghans continuent d’arriver à Paris. 97 nouveaux ont été vus lors des maraudes en novembre, soit 745 pour l’année 2009, 30% de plus qu’en 2008, 75% de plus qu’en 2007, et ces chiffres sont certainement en dessous de la réalité. Parmi ces nouveaux arrivants en novembre, beaucoup avaient entre 10 et 15 ans.

Place du Colonel Fabien nombreux sont ceux n’ont même pas pu bénéficier du stockage de nuit à l’ESI rue Bouret. Ils étaient souvent plus de 10, et fin novembre plusieurs fois de 15 à 20. Et ceci sans compter ceux qui ne viennent plus, dégoutés de ce tri au faciès. Il faut dire que ce tri est souvent un moment difficile pour ces jeunes, quelle que soit la méthode employée. Et quand certains intervenants de FTDA les font asseoir sur les marches de la petite place près de Colonel Fabien, c’est parfois insupportable. Etre dévisagé et trié parfois sans échanges de paroles parait à certains trop déshumanisant. Mais il est sûr que, pour les intervenants des FTDA c’est plus confortable. Voient-ils seulement les regards implorants, parfois insoutenables, des jeunes qui essaient de ne pas passer une autre nuit dehors ?

Le 12 novembre un témoin écrivait : « J’ai poursuivi ma route à Colonel Fabien, au lieu du ramassage des jeunes, qui espèrent ne pas dormir dehors. Les mineurs sont encore là, sagement assis en demi-cercle. Trois membres de FTDA, une directrice, une bénévole et, un traducteur, les dévisagent. Comme chaque soir, ils doivent en éliminer. Alors ils les regardent bien, dans la pénombre du soir, un par un. Silencieux, les jeunes sont immobiles. C’est long, très long. Ce soir-là, ces 3 adultes sont plutôt soucieux des jeunes, je les connais. Après 20 minutes de tri, il en reste 5 (4 sont partis d’eux-mêmes). Ils ne sont pas bien vieux. Ils sont amers, sans une parole. Un est au bord des larmes. La responsable, mal à l’aise, essaie d’être gentille : « Vous n’êtes pas rejetés, ce n’est pas parce qu’on ne vous prend pas ce soir, qu’on vous considèrera comme majeurs ». Et moi, qui reste à l’arrière, inutile, je n’en mène pas large non plus. Ouf ! La température n’est pas trop basse…mais bientôt… »

Certains tentent leur chance directement à l’ASE. Sans l’original de leur taskera, ce qui est souvent le cas de ceux ayant vécu en Iran comme celui qui nous disait que tous ses documents avaient été perdus dans le tremblement de terre de 2003, ou même avec ce document, ils seront envoyés à l’expertise d’âge. Ceci devient de plus en plus systématique malgré les affirmations de la Mairie de Paris et les observations du Comité de Suivi des Droits de l’Enfant. L’un d’eux cependant, mais peut-être que notre intervention a été positive, a réussi à se faire héberger dans un foyer en attendant cette expertise. Mais que va faire ce jeune de 16 ans qui avait une taskera originale, le petit livret du temps des talibans, et qui l’a perdu au parc Villemin. Même si l’ASE a eu ce document entre les mains et en a fait une copie pour le traduire, que se passera-t-il devant le juge pour enfant ? Et celui-ci, avec le même type de taskera, établi lorsqu’il avait 8 ans, réussira-t-il à convaincre l’ASE et le juge que sa photo, prise il y a 8 ans, est bien la sienne ?

D’autres tentent leur chance vers l’Angleterre, et parfois reviennent épuisés après quelques jours ou quelques semaines à Calais, ou en province en espérant pouvoir être pris en charge plus rapidement. Ceux là voudraient bien avoir des informations plus précises sur la situation dans les différentes villes, ce que nous n’avons malheureusement pas. Alors selon les rumeurs, les informations données par leurs copains, ils tentent leur chance à Lyon, à Toulouse, à Caen…

Cela se passera peut-être mieux qu’avec l’ASE de Paris qui semble plutôt décidée à se débarrasser des jeunes. Dès qu’il y a des problèmes, la menace de la main levée (arrêt de la protection décide par le juge) est brandie. Un jeune pris en charge à 14 ans et demi, et âgé de 16 ans actuellement, en fait l’expérience, l’ASE demandant l’arrêt de la protection en lui disant que de toutes façons ce serait décidé sans qu’il soit entendu par le juge. De plus retiré de son foyer à la veille de sa rentrée en CAP, il a été mis dans un hôtel à Paris, à plus d’une heure et demie de son collège. Le rôle socio éducatif de l’ASE est bien mis à mal par l’attitude de certains intervenant qui relève de la maltraitance Le MRAP et le GISTI ont adressé une lettre commune à ce sujet au Tribunal pour enfants de Paris, avec copie à la maire adjointe chargée de l’enfance en danger].

Pour beaucoup, rester en France dans ces conditions n’est pas envisageable et, dès que l’argent leur permettant de poursuivre leur voyage arrive, ils partent. C’est ce que compte faire ce jeune hazâra, 15 ans, de Nawur (province « chaude » de Ghazni), après un voyage très long où il a dû travailler en Iran dans la construction et comme tailleur pour pouvoir poursuivre son voyage. Sa famille est à Peshawar, et il était assez inquiet vus les attentats suicides, et ne connaît personne en Europe. Mais l’accueil en France l’a déçu.

Mais, pour un responsable de FTDA mineur le 13 novembre, « Tous arrivent avec un projet migratoire pour d’autres pays, encouragés par les passeurs qui ont tout à y gagner et, pour ces jeunes, la France n’a rien à leur offrir » une solution. Ceci est une justification de la précarisation de l’accueil, le stockage (des jeunes entassés côte à côte sur des tapis de sol et remis dehors à 8h du matin) rue Bouret, qui pour lui « permet de rencontrer les jeunes, des discuter avec eux et de faire les premiers pas pour leur intégration en France ». On ne doit pas rencontrer les mêmes jeunes car ce que beaucoup nous disent c’est leur sentiment que l’on ne s’occupe pas vraiment d’eux et que passer leur journée dehors dans la rue est loin d’être satisfaisant. Ne voir des intervenants que deux heures par jour, en groupe dans un local ne permettant pas d’échanges individuels, dormir sur des tapis de sols, être souvent renvoyés, « pas le temps », quand ils vont au bureau ne semble guère être de nature à les convaincre de rester. Et on comprend l’énervement certains soirs de ces deux jeunes présents depuis un mois et demi et qui vont plusieurs fois par semaine au bureau de FTDA pour s’entendre dire : « pas de places, allez à Colonel Fabien)

Dans ces conditions, dans le froid et la pluie, de plus en plus sont tombés malades. Généralement ils sont pris en priorité mais nous avons quand même entendu un soir, le 18 novembre, en présentant un malade de 16 ans et demi à l’équipe de FTDA « qu’il ne fallait pas emmener place du Colonel Fabien des gens en leur donnant l’espoir qu’ils seraient pris ». A noter que ce jeune était brulant de fièvre et que son apparence était celle d’un adolescent. Heureusement il a été pris.

Le 25 novembre, un jeune de 16 ans qui avait mal à la gorge n’avait pas été jugé suffisamment malade pour être pris. Après une nuit sous les ponts, il avait 39°5 et, le voyant prostré et tremblant, il a fallu l’emmener à MSF.

Dans ces conditions, comment s’étonner que certains acceptent les offres douteuses de certains adultes qui tournent autour d’eux dans le parc Villemin. Le 30 au matin devant le CAMRES, un majeur nous signalait la présence d’un de ces prédateurs qui, nous disait-il, emmenait les jeunes, parfois mineurs, avec sa voiture chez lui pour deux ou trois jours. Et il ajoutait que c’était un « grand pédophile et aussi un agent de la police ».

L’hiver, le froid, la pluie…. Les conditions de vie des exilés à la rue empirent

3 décembre 21h30 « Sous la pluie trois jeunes discutaient des moyens de trouver un refuge. Ils tremblaient de froid, complètement trempés. » 22 h « deux policiers devant les arcades de la place Follereau se faisant un devoir d’expulser tous les Afghans sous la pluie battante. Les interrogeant sur le pourquoi de cette intervention, j’ai dû entendre que les associations avaient causé beaucoup d’ennuis à tous les Français, que c’était inadmissible que la France les nourrisse, les soigne, les héberge…, qu’ils étaient des lâches et qu’ils devraient rester chez eux pour libérer leur propre pays. Un jeune malade enroulé dans son sac de couchage n’a pas pu partir comme les policiers le demandaient et ils ont dû appeler une ambulance »

Ce sont des dizaines d’exilés qui dormaient durant ce mois de novembre près du canal, sous les ponts, sur les places, sous les arcades et les porches du 10ème arrondissement. Chaque soir, plus de 50 faisaient la queue pour donner leur nom après le départ du deuxième bus atlas (ramassage des sdf à destination des lieux d’hébergement ad hoc), avec l’espoir d’être emmenés le lendemain au centre d’hébergement de La Boulangerie. Les autres récupèrent le soir les sacs remplis de couverture qu’ils avaient cachés durant la journée dans les buissons. Sous le pont Louis Blanc, ou plus d’une quarantaine dorment chaque nuit, des entassements de duvets, couvertures qui miraculeusement ne sont pas jetés par les équipes de la propreté de Paris. Moins chanceux, la cinquantaine dormant sous le pont Jaurès a dû subir plusieurs opérations de « nettoyage ».

Le 10 novembre, MSF, le Collectif et Autre Monde (Emmaüs n’avait pas voulu s’y associer) ont mené une action de distribution de près de 250 duvets, 200 sacs à dos et une cinquantaine de blousons. Ceci a permis de satisfaire le besoins immédiat mais ne constitue pas une solution aux problèmes des exilés. La médiatisation, même faible, de cette opération menée conjointement avec MDM à Calais a quand même permis une nouvelle fois d’attirer l’attention sur les conditions inacceptables dans lesquelles ils doivent vivre.

Avec ces conditions de vie déplorables, la tension monte parfois près des bus atlas comme le 17 novembre « Ce soir au bus, la situation était très tendue et de simples bagarres ont justifié l’emploi de gaz lacrymogènes, moi qui n’était pas tout près je me suis retrouvée avec les yeux qui pleuraient et du mal à respirer, mais que dire des exilés qui en ont pris à bout portant. Les deux fonctionnaires de police présents sont pourtant là pour éviter les débordements et je ne comprends pas que les agents de sécurité de la RATP se soient sentis menacés. On ne doit pas traiter des êtres humains comme ça. Il est déjà suffisamment difficile d’attendre dans le froid pour prendre un bus pour aller dans un centre d’hébergement ou de faire la queue pour se faire inscrire pour le lendemain » Commentaire entendu de la part d’un de ces agents de sécurité, sorti de sa cabine pour gazer les exilés : « ils ne se conduisent pas comme des humains… c’est comme un troupeau »

Mi novembre, des décisions du Tribunal administratif suite à un référé fait par la CIMADE a fait naître un peu d’espoir pour les dublinisés. Le TA a en effet décidé que l’Etat devait les loger. Mais cela ne concerne que les exilés sous procédure Dublin jusqu’à la décision de réadmission. Pour les détenteurs de récépissé, l’Allocation Temporaire d’Attente (10,54 euros par jour) est jugée suffisante pour vivre et se loger ! Certains ont cependant pu disposer des 35 places ouvertes dans le cadre du plan grand froid rue Bertillon dans le 15ème.

Dans ces conditions beaucoup repartent

Les conditions d’accueil en France en découragent beaucoup de rester. Certains vont tenter leur chance dans un autre pays et d’autres, assez nombreux ce mois-ci, décident de repartir en Afghanistan.

Un Afghan passé en août dernier à Paris en provenance d’Italie où il avait eu son statut, avait décidé de partir devant l’impossibilité d’obtenir un permis de séjour en France. Début novembre il revenait de l’archipel de Svalbard (Spitzberg en France) très loin au Nord de la Norvège où apparemment aucun contrôle n’est réalisé. Il avait eu le malheur de repartir sur le continent où il s’était fait arrêter et renvoyer en Italie. Retour en France donc avec pour projet d’aller travailler dans une pizzeria en Allemagne pendant l’hiver et de retourner dans l’archipel en été…avec un projet de mariage.

Mais le principal problème reste le règlement Dublin 2.

Renvoyé en Afghanistan en août 2008 après 5 ans en Angleterre, et de retour en septembre 2009 en France, cet exilé n’a pas eu d’empreinte prises ni en Grèce ni en Italie. Mais, si son cas doit être considéré comme une nouvelle demande, la France demandera certainement à l’Angleterre de prendre la responsabilité de cette demande d’asile.

Un autre est arrivé en Grèce où ses empreintes ont été prises et où il a fait l’objet d’une mesure d’éloignement. Passé en Italie il avait été réadmis en Grèce et, après arrestation, expulsé vers la Turquie. Trois semaines après, il était de retour en Grèce où, arrêté de nouveau et mis en prison, il a demandé l’asile. Détenteur de la carte rouge, il n’a pas voulu rester et est parti en Italie. Il est maintenant en France, sous procédure Dublin de réadmission vers l’Italie et la Grèce. Ne voulant pas y retourner, il a pris la décision de rester et d’attendre 6 mois après la décision de réadmission qui sera sans aucun doute prise.

Certains, arrivant via la Hongrie et l’Autriche, ont souvent eu leurs premières empreintes prises en Grèce et, si elles sont retrouvées dans Eurodac, ils seront réadmis dans ce pays. Mais la perspective de retourner éventuellement en Hongrie (deuxième pays où ils ont été repérés) ne les enchantent guère plus. Un groupe disait un soir que, quitte à être réadmis en Grèce, ils préféraient retourner en Afghanistan.

Peut-on espérer que cet Afghan parti en Angleterre en 2005, puis renvoyé en Afghanistan et qui à son retour a demandé l’asile en Grèce après trois mois de « prison » et qui s’est vu refusé la « carte rouge », pourra éviter d’être réadmis ?

Que penser de la situation de celui-ci qui dit avoir réussi à aller directement en Italie mais qui a été mis en procédure Dublin dans le Loiret avec mention d’un numéro de dossier de la police grecque ? L’an dernier, un Afghan qui n’avait jamais été arrêté ni en Grèce, ni en Italie, s’est retrouvé dans la même situation à Paris et a dû attendre deux mois et demi le refus de réadmission de la part des autorités italienne… Erreurs du système Eurodac ?

Certains dublinisés sont très perturbés par ces conditions de vie, mais aussi par les conseils de gens bien intentionnés mais ne connaissant rien au droit des étrangers. Ils leur donnent l’impression que leur intervention, peu pertinente va résoudre le problème et mettent les exilés dans une position encore plus désespérée.

Et ceux qui ont obtenu leur statut de réfugiés se demandent parfois pourquoi ils sont restés

Avoir son statut est loin de la fin de la galère. Ceux qui l’ont obtenu en procédure prioritaire, souvent dans les centres de rétention, se retrouvent sans logement, sans travail et baladés d’organisme en organisme. Comme ils sont généralement présents depuis peu de temps, ils n’ont pas appris le français et ne disposent pas encore de réseau. Deux ont eu beaucoup de chance d’être pris en charge par la CIMADE qui a pu leur trouver un hébergement dans son centre de Massy car on rencontre la plupart des autres chaque soir le long du canal.

Ils finissent par perdre pied comme celui qui, après avoir été sous la procédure Dublin, et avoir attendu 6 mois après la décision de réadmission, a obtenu son statut. Après presqu’un an dehors, il pensait qu’enfin il allait pouvoir vivre normalement. Lorsqu’il est allé à FTDA (qui dispose d’un service Conseil emploi réfugiés formation et d’un service d’assistance sociale et administrative), il a été assez mal reçu et a est parti en cassant la porte.

Les jeunes de moins de 25 ans envoyés vers la Mission Locale n’obtiennent guère plus d’appui.

Mais encore faut-il qu’ils obtiennent leur statut : « J’ai rencontré A très triste et anxieux, il a passé son entretien OFPRA récemment et ça s’est mal passé d’après lui. L’entretien a duré 20 minutes, me raconte-t il, et le traducteur et « le juge » lui posaient plein de questions sur les différents partis d’Afghanistan et leurs chefs, questions auxquelles il était bien incapable de répondre. Ils ont beaucoup souri devant ses silences Car A, comme tout le monde, est un cas particulier. Une agression des talibans contre sa famille l’a laissé, vers l’âge de 12 ans, quasi mort avec des blessures graves à la tête. Mais là-dessus, sur son long séjour à l’hôpital qui lui a donné cette façon un peu décalée et naïve de parler, il n’y a pas eu une seule question. Il ne rentrait manifestement pas dans le "logiciel du réfugié politique d’avant la chute du mur"… Ce rejet expéditif m’interroge. Comment les réfugiés peuvent-ils considérer l’OFPRA, cette institution de « Protection » des réfugiés ? Cette administration, à laquelle ils n’ont accès qu’après des longs mois d’errance, après avoir connu les prisons grecques ou turques, des violences des agents gouvernementaux en Grèce, puis…en France, les centres de rétention, les longues heures de queue à 5 h du matin, des échanges difficiles avec des fonctionnaires de police français, dont la neutralité apparente cache difficilement une franche hostilité… Un jour arrive enfin où ils font la queue devant l’OFPRA, le matin. Anxieux, ils n’ont pas dormi de la nuit. Et alors, ils doivent ’confesser ’ leurs blessures devant des inconnus. »

Pour les familles, la CAFDA n’assure plus l’hébergement

Trois familles sont arrivées en Novembre (avec 5 enfants) et la nouveauté c’est que la CAFDA n’assure plus leur hébergement. Elles sont renvoyées vers le 115 une fois être passées par la CAFDA et avoir un rendez vous deux mois plus tard.

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