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compte rendu des maraudes décembre 2009

jeudi 7 janvier 2010, par exilés 10


Paroles de mineurs

Voici ce que disaient les mineurs le 7 décembre en présence de la journaliste de l’émission « les pieds sur terre » de France Culture :

« Cela fait 5 jours que je suis en France et j’en ai déjà marre de la France…En Angleterre ils nous emmènent dans des centres, ici ils ne nous emmènent nulle part… » « La France ?... vous voyez bien comment sont les afghans ici… on est tous obligés de passer par la France mais ici on ne s’occupe pas bien de nous…On nous emmène un peu dans des centres mais ici il n’y a pas les moyens pour nous » « Moi, je veux aller en Norvège ou en Suède parce que ceux qui sont allés là bas disent qu’ils s’occupent bien des immigrés »

Alors ils partent, sur les routes de l’exil avec ses dangers, comme ceux laissés par un passeur, la nuit dans une forêt en Suède et qui y sont restés trois jours : Suède : des réfugiés afghans découverts errant en forêt AFP 27.12.09 | 12h51 De jeunes réfugiés afghans ont été découverts errant dans une forêt près de la petite ville de Sävsjö, dans le sud de la Suède, et ont été recueillis par la paroisse locale, a indiqué à l’AFP le pasteur local, Jonas Nyström. Selon la radio suédoise, ce sont cinq adolescents âgés de 14 à 18 ans qui avaient été abandonnés dans cette forêt à la veille de Noël par des passeurs. Ils avaient auparavant traversé l’Europe cachés dans un compartiment secret d’un conteneur, ajoute la radio suédoise en citant le pasteur Nyström. La paroisse s’occupe de les nourrir et de les habiller avant de contacter les autorités lundi, selon la radio.

C’est un peu triste de voir ce jeune de 15 ans, présent depuis deux mois redevenir gai, plaisanter, car il avait enfin reçu l’argent pour continuer son voyage vers la Suède. A son arrivée, il s’était directement rendu à FTDA sur les conseils d’un de ses copains qui lui avait garanti qu’il serait pris en charge pour rester en France. Renvoyé (« pas le temps ») il avait préféré dormir dehors plutôt que d’être mis à l’abri dans des conditions précaires par FTDA à l’ESI rue Bouret. Chaque soir, il passait regarder ce qui se passait place du colonel Fabien, l’air sombre et le visage fermé. Il disait qu’en Italie il avait été immédiatement mis dans un foyer pour mineurs, et à Paris personne n’avait le temps de s’occuper de lui. On comprend qu’il ne puisse pas croire à un avenir en France.

Ils partent aussi de Paris espérant être mieux accueillis en province, Toulouse pour l’un le 1er décembre, Orléans ou Lyon pour d’autres.

Ou bien ils se « débrouillent » comme ce jeune de 16 ans réapparaissant après plusieurs jours et disant qu’il avait dormi chez un « ami ». Au passage, ce témoignage un dimanche soir aux restos du cœur : « apparition de l’homme aux lunettes – celui évoqué dans le compte rendu de maraudes de novembre - Il a fait quelques tours vers 20h00 et il est parti pour ensuite revenir vers 21h quand les jeunes ont presque fini de manger et qu’ils s’attardent pour discuter avec les bénévoles. Il a un comportement trop familier avec les jeunes qui m’ont dit ne pas le connaître »

Espoir déçu, la logique de gestion des flux prévaut sur la protection des mineurs

Le dispositif annoncé ne conduira en fait au 31 mars 2010 qu’à une augmentation de 5 places par rapport à mars 2009.

En effet le centre ouvert rue Bertillon dans le 15ème devrait fermer ses portes le 31 mars et les 25 places dans le foyer qui ouvrira la 6 janvier au 20 boulevard de Strasbourg sont destinées à se substituer aux 20 places d’hôtel financées depuis novembre 2008 par la Mairie de Paris.

5 places de plus alors que cette année nous avons rencontrés 30% de mineurs en plus que l’an dernier et que les conditions en Afghanistan, au Pakistan et en Iran laissent présager des arrivées encore plus nombreuses dans les mois à venir.

Nous avons en effet vu 857 nouveaux mineurs en 2009, contre 668 en 2008 et 483 en 2007… et ces chiffres ne sont certainement pas exhaustifs.

La réponse des autorités en charge de la protection des mineurs est insuffisante et ne consiste en fait qu’en des mises à l’abri en fonction des arrivées et des conditions météos. On est alors très loin de la notion de protection de mineurs en danger.

Le centre de la rue Bertillon fonctionne avec des éducateurs recrutés pour la circonstance mais n’ayant ni l’expérience du droit des étrangers, ni l’expérience de ces jeunes afghans. On aurait pu envisager de confier ce centre à une association travaillant depuis des années avec ces jeunes. L’association Aurore n’a pas à notre connaissance de compétences particulières en la matière et l’expérience que pourront acquérir les éducateurs pendant ces 4 mois sera certainement perdue si ce centre ouvre de nouveau l’hiver prochain après une interruption de 8 mois. En attendant certains mineurs se plaignent. Avoir une chambre individuelle avec douche ne suffit pas à ceux qui veulent rester comme celui de 14 ans et demi qui a décidé d’aller directement à l’ASE trouvant qu’il perdait son temps dans ce foyer où il n’y avait aucune activité… autre que le ménage. Un autre qui avec trois de ses copains avait été arrêté le 16 décembre lors d’un contrôle de ticket dans le métro était furieux car ceux qui avaient été transférés des hôtels de FTDA vers la rue Bertillon avaient au moins une carte de FTDA ce qui leur avait permis d’être laissés tranquilles, alors que lui n’avait rien prouvant qu’il était mineur et qu’il était suivi. Cet accueil rue Bertillon fait l’objet de discussions entre jeunes, ce qui conduit à des refus d’y aller comme ce soir du 18 décembre où il a fallu discuter longtemps avec eux en leur disant qu’il serait stupide de rester dehors quand il fait très froid pour que deux finalement acceptent d’y aller.

Le seul progrès notable est la transformation d’un accueil hôtelier en accueil dans un foyer boulevard de Strasbourg. Mais cela ne concernera que 25 jeunes sur les 120 du dispositif de primo accueil…

Et durant ce mois beaucoup ont dû coucher dehors

Début décembre, et ce jusqu’au 9 décembre, ils étaient entre 15 et 20 à rester dehors la nuit, dormant sous les ponts du canal St martin. Par trois fois nous avons interpellé les autorités (Mairie de Paris, DASS, Défenseure des Enfants, Maire du 10ème) sur cette situation inacceptable. Par la suite la situation s’est améliorée et pendant 14 nuits aucun mineur n’est resté dehors. Le reste du temps ils étaient quand même souvent entre 5 et 16. Ceci est sans doute dû à l’ouverture du foyer rue Bertillon, tardive et lente (il y avait encore 4 places libres le 31 décembre alors que 8 mineurs étaient dehors), mais surtout aux départs nombreux durant la période des fêtes de fin d’année. Les jeunes pensent en effet qu’il y a moins de risques de contrôle durant ces quelques jours.

Rien d’étonnant à ce que de nombreux jeunes aient été malades durant ce mois, comme celui de 15 ans découvert au fond d’une salle lors d’une réunion allongé par terre et brûlant de fièvre. Le 7 décembre un jeune de 16 ans et demi s’étant rendu aux urgences le matin même et ayant avec lui la fiche médicale indiquant qu’il avait une fièvre de 40° n’a pas pu être mis à l’abri. Et que dire quand un jeune fortement enrhumé est remis dehors par l’armée du salut (qui gère l’ESI rue Bouret) de peur d’une contagion ? Emmené aux urgences par FTDA il s’est retrouvé ensuite sous le pont Louis Blanc.

Pourtant la situation des mineurs semble intéresser beaucoup de personnes

Durant ce mois beaucoup de gens sont passés voir les mineurs. Des journalistes ou cinéaste bien sûr sont venus, pas toujours bien perçus par les intervenant de FTDA et aussi par les jeunes qui parfois en ont assez d’être filmés. La réticence des gens de FTDA n’est bien entendu pas la même lorsqu’il s’agit de reportages pilotés par la structure, et elle était aussi peut-être plus forte après le reportage de France Culture diffusé le jour même, 17 décembre. (Au passage on peut noter que ce reportage n’est pas signalé sur le site de FTDA)

Nous avons aussi vu une représentante du Haut Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés, Médecins sans frontière et Médecins du Monde.

Le 22 décembre c’était au tour de la Mairie de Paris de venir voir les mineurs. Anne Hidalgo, première adjointe, Myriam El Khomri adjointe chargée de la protection de l’enfance, Rémi Féraud maire du 10ème et une bonne dizaine d’autres « huiles », plus nombreuses que les mineurs présents place du Colonel Fabien ce soir là. D’où un communiqué où l’on lit que « notre ville a par ailleurs décidé d’augmenter à nouveau les capacités de mises à l’abri en urgence pour les mineurs isolés étrangers » alors que le lendemain lors d’une réunion avec la Mairie du 10ème nous apprenions qu’il n’y aurait en fin de compte qu’une augmentation de 5 places, les 25 places du nouveau foyer remplaçant 20 places en hôtel.

Du côté de l’Aide Sociale à l’Enfance… expertises osseuses comme d’habitude

Plusieurs jeunes, en possession de leur document d’état civil afghan (Taskera) original se sont rendus à l’ASE pour être pris en charge plus rapidement et ne pas attendre des mois cette décision qui engage leur avenir. Ils supportent tous en effet très mal cette période d’incertitude qui se prolonge parfois plus de 6 mois voire 11 mois comme pour ce jeune pour lequel FTDA a enfin fait une saisine directe du Juge pour enfants.

Mais l’ASE comme d’habitude les a renvoyés vers l’expertise médicale pour déterminer leur âge ce qui conduit certains à parti rce qui est le but recherché, et les autres à saisir le juge pour enfant.

Plan grand froid et référés pour loger certains exilés

Dès le début décembre, le centre de la rue Bertillon a commencé à accueillir des exilés : 35 places étaient disponibles pour eux sur les 90. L’orientation a été confiée au Kiosque Emmaüs FTDA. Seule cette structure a pu orienter des personnes vers ce foyer selon ses propres critères. Au départ il s’agissait d’un hébergement d’urgence pour une semaine renouvelable mais tout restait ouvert.

Beaucoup d’exilés étaient assez mécontents des choix faits par le Kiosque, qu’ils ne comprenaient pas. Que dire à cet afghan en recours auprès de la CNDA après une procédure prioritaire à qui l’on avait répondu qu’il n’y avait pas de place pour lui alors que deux des ses amis dans la même situation avaient pu bénéficier de cet hébergement d’urgence ? Et à ce dublinisé qui avait donné son nom au Kiosque il y a 3 mois et qui dit qu’on lui demande d’attendre encore… 8 mois ?

Le 11 décembre un premier gymnase a ouvert dans le 14ème avec 22 places pour les exilés présents dans le 10ème (il sera fermé le 28 décembre), et le 17 un deuxième à Château Landon d’une capacité de 30 places. La Halte gare de Lyon a également hébergé quelques exilés… mais ce jeune Hazara de 19 ans emmené, le soir même de son arrivée, là bas en voiture avec deux autres par Dominique Bordin n’a pas retrouvé son chemin le lendemain et a dû revenir en taxi.

Après les 3 premiers référés concernant l’hébergement fait par la CIMADE, 28 autres dublinisés ont obtenu un hébergement grâce aux référés rédigés par le GISTI. Ils ne seront malheureusement hébergés que jusqu’à la décision de réadmission.

Toujours pas de quatrième bus

Malgré des températures très basses, souvent inférieures à -5° ressenties près du canal, le quatrième bus pour les emmener au centre d’hébergement d’urgence n’a pas été mis en place. Début décembre il y avait chaque soir une cinquantaine d’exilés n’ayant pas pu monter et donnant leurs noms pour le lendemain.

Ceci a entrainé des tensions et des bagarres le soir près des bus. Enervement des exilés et autres usagers et énervement des intervenants du cœur des haltes, comme ce 25 décembre. Un exilé aurait voulu récupérer ses affaires dans la camionnette de l’association et s’est vu opposé un refus, probablement par incompréhension de ce qu’il voulait. Il aurait alors donné un coup de poing qui a entrainé une réaction assez violente, le projetant deux mètres plus loin inconscient. Il est resté dans cet état pendant près d’un quart d’heure et a fini par se relever avant l’arrivée des pompiers. Apparemment embêtés par cette situation, peut-être persuadés qu’il jouait la comédie, les intervenants du cœur des haltes ont mis du temps avant de sortir un mobile pour appeler les secours ou plutôt pour nous passer le téléphone pour qu’on prenne cette responsabilité. En se réveillant l’exilé s’est précipité sur celui avec qui il avait eu un problème entrainant derrière lui la dizaine d’exilés présents qui ont coursé les intervenants du cœur des haltes, réaction stupide qui n’a pas amélioré la situation. La colère des gens du cœur des haltes s’est alors dirigé contre nous.

Et pour les autres duvets, tentes et feux de camp

Pour la centaine qui reste dehors, dont beaucoup de détenteurs de récépissé et de récents réfugiés statutaires, surtout ceux ayant obtenu leur statut de réfugié en procédure prioritaire en rétention, plusieurs dizaines de duvets ont été distribués. MSF a également distribué 22 tentes le 18 décembre Espérons que ceci ne sera pas détruit comme l’ont été duvets et affaires personnelles autour du parc le 3 décembre laissant une vingtaine d’exilés sans rien pour dormir et sans vêtements de rechange. Même opération le 7 décembre qui aurait également pu avoir lieu pont Louis Blanc le 18 décembre sans la présence d’un cinéaste en train de filmer. En le voyant.les agents de la propreté de la ville de Paris se sont arrêtés de mettre des affaires dans la barge.

Ceci est quand même insuffisant pour se réchauffer et près des ponts les exilés allument des feux que la police vient éteindre pour des risques d’incendie. On peut se demander quel risque réel il y a près des piliers en pierre. Mieux vaut qu’ils meurent de froid cela doit faire plus propre !

Dans ces conditions précaires certains exilés disjonctent. Le 4 un afghan ivre se tapait en hurlant la tête contre les murs, le 30 l’origine de la bagarre entre afghans et iraniens a aussi été, selon un autre iranien, l’alcool. Il m’expliquait que c’était trop dur pour certains de supporter ce qu’ils avaient vécu avant et les conditions inhumaines dans lesquelles ils vivaient, et qu’ils se réfugiaient dans l’alcool voire la drogue.

Généralement la police les laisse tranquille la nuit se contentant de compter tentes et duvets. Ceci est moins vrai sur les balcons de l’immeuble près de la place Follereau. Les voisins appellent en effet souvent la police qui est obligé d’intervenir et de faire partir les exilés, tout en sachant très bien qu’après leur départ ils reviendront. Le 11 décembre un habitant, qui travaille aussi dans les bureaux du rez de Chaussée était en train de s’énerver contre les exilés. Difficile de discuter avec lui. Pour lui les exilés sont des passeurs (la propagande de Besson marche), les voisins en ont marre et vont finir par venir les tabasser. Il parlait très fort mais c’est aux afghans qui ne disaient rien qu’il demandait de se taire car les voisins dormaient : Qu’il soit exaspéré par cette situation peut se comprendre mais les nombreux dérapages de son discours avaient des relents xénophobes et racistes. Il est finalement parti en disant que de toute façon la police viendrait les déloger.

Mais parfois les rencontres entre exilés et riverains sont plus agréables : distribution de thé le soir, de pain et de gâteaux, de vêtements, de couvertures comme cette dame âgée rencontrée place du colonel Fabien qui demandait où il fallait aller donner la couverture qu’elle apportait.

D’autres initiatives pour améliorer la vie des exilés ?

Début décembre le Jesuite Refugee Service a distribué un tract « que faire pour les réfugiés ? » où il appelle les gens ayant une chambre disponible à loger des demandeurs d’asile. Difficile de savoir si cet appel a eu de l’effet.

Le 21 c’est la diaspora afghane qui s’est intéressée au sort des exilés lançant un appel dans la nuit de dimanche pour un rassemblement le lundi soir près du canal. Un vingtaine de personnes sont venues, dont Atiq Rahimi, discuter avec un groupe d’afghans près du pont Jaurès. Là aussi difficile de savoir ce que cette initiative va apporter, les initiateurs de ce rassemblement n’ayant répondu à aucune de nos demandes de contact. Certains participants étaient étonnés de l’approche et surtout de l’insistance des initiateurs à avoir en face d’eux des représentants. Comme l’aurait fait remarquer un afghan toutes les communautés n’étaient pas là (de fait ce sont surtout des pashtoun qui sont sous ce pont) et il était difficile de désigner des porte parole.

Et toujours les mêmes problèmes pour les demandeurs d’asile

Comme toujours le Règlement Dublin 2 reste une des préoccupations principales. S’y ajoutent comme chaque fin année les inquiétudes face à des rumeurs de changement des lois sur l’asile après le nouvel an. Cette année les expulsions vers l’Afghanistan ont accru les craintes d’un durcissement européen.

Le règlement Dublin entraine des situations compliquées comme celle de ce père de famille qui était en Italie. Parti en Allemagne il a été renvoyé en Italie où il a demandé l’asile. Il est passé en Suisse avant d’avoir la réponse et a appris là bas que sa demande avait été acceptée. Seul problème sa femme l’a rejoint, avec leur petite fille, en France après être passée en Hongrie où ses empreintes ont été prises. Il ne voudrait pas être séparé de sa femme, lui renvoyé en Italie et elle en Hongrie mais n’a avec lui aucun document prouvant qu’il est bien réfugié en Italie et qu’il a bien indiqué sur sa demande d’asile l’existence de sa femme et de leur enfant.

Un traducteur afghan de l’ISAF, voudrait bien éviter une réadmission vers la Grèce. Etant allé à la préfecture il a été mis en procédure Dublin et il ne semble pas évident que l’on puisse obtenir, comme pour les traducteurs des forces françaises, que la France accepte sa demande d’asile. Il a avec lui tous les documents prouvant son engagement avec les forces britanniques.

Un afghan après avoir demandé l’asile en Grande Bretagne a été expulsé à Kaboul où il est resté un mois. De retour il est passé en Italie et en Autriche où il a demandé l’asile et a été mis en procédure Dublin pour une réadmission en Angleterre. Il demanderait bien l’asile en France mais les conditions de vie des exilés à Paris lui semblent insupportables et il envisage de passer en Angleterre faire une nouvelle demande d’asile, ce qui devrait être possible.

Un autre afghan avait demandé l’asile en France mais lui aussi, compte tenu des conditions de vie avait préféré partir avant même le deuxième rendez vous à la préfecture. L’Angleterre l’a renvoyé en France. Parti en Italie il a également été renvoyé en France. Il se retrouve donc coincé avec la perspective de devoir dormir longtemps sous les ponts, surtout s’il est mis en procédure prioritaire.

Ce sont également ces conditions de vie qui ont amené un autre, mis en procédure Dublin, à vouloir retourner tout de suite en Grèce. Difficile d’obtenir une réadmission anticipée et il craque. Un soir , de rage il a déchiré tous ses papiers, jeté son duvet dans le canal en s’énervant contre l’accueil en France qui le conduisait à devoir dormir dehors la plupart du temps. Il n’avait pas encore reçu sa convocation Dublin et donc il était difficile de faire un référé pour obtenir son hébergement.

Certains dégoûtés par leurs conditions de vie, désespérés par le règlement Dublin, décident de repartir. Durant cette année 2009 les demandes de retour volontaires se sont multipliées. Mais pour les afghans dont toute la famille est en Iran cela n’est pas simple car ils devront d’abord retourner en Afghanistan, l’Iran leur refusant tout laissez passer.

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Compte-rendu des maraudes de février 2006
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