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A l’attention de la CFDA

Quelle était la situation des exilés en 2003

Note synthétique transmise le 22 mai 2003 à la CFDA

Note synthétique transmise le 22 mai à la CFDA

jeudi 15 mai 2003, par exiles10


Le 10ème arrondissement de Paris, avec la proximité des gares du Nord et de l’Est, et plus précisément le square Alban Satragne est devenu un lieu refuge pour de nombreux exilés depuis la fermeture du hangar de Sangatte, fin décembre 2002, et l’augmentation de la pression policière sur les exilés.

Venant essentiellement du Kurdistan irakien, mais aussi d’Afghanistan et d’Iran, ou d’ailleurs, ces personnes ont, pendant des semaines, dormi dans les rues proches du square. Sans ressource, elles n’avaient souvent qu’un repas par jour, distribué par différentes associations dans les rues de Paris.

Depuis le 30 avril dernier, la situation s’est aggravée, puisque la plupart de ces associations, dont certaines hébergeaient quelques personnes pour une nuit, ont cessé leurs activités.

Le collectif de soutien aux exilés du 10ème [1] a organisé des permanences, pour tenter de comprendre et démêler les situations administratives de ces personnes.

Le collectif a immédiatement constaté la diversité et l’absurdité de nombreuses situations. Beaucoup de personnes ignoraient en fait si elles avaient ou non déjà effectué les démarches pour demander l’asile en France, de nombreuses personnes avaient déjà obtenu un rendez-vous à la préfecture de police, dans des délais variant entre 4 et 8 mois. De nombreux exilés avaient "bénéficié" de la procédure d’urgence mise en place à Calais, consistant à placer, dans des centres le plus éloigné possible de Calais, les personnes souhaitant demander l’asile. Souvent abandonnés par l’administration dans des centres isolés de tout, de nombreux exilés ont préféré en partir, pour tenter leur chance à Paris.

Le square Alban Satragne est vite devenu le lieu de rendez-vous, l’unique point de repère pour des populations totalement perdues. La police procéderait à un contrôle d’identité par semaine : toutes les personnes sans titre de séjour (les autres sont principalement munies d’APS ou sauf-conduits) sont amenées au commissariat, puis conduites à la préfecture de police qui leur délivre un sauf-conduit. Aujourd’hui, les Afghans du square, souhaitant pourtant demander l’asile, se trouvent en grand danger puisque des ressortissants afghans sont aujourd’hui expulsés.

Depuis le 20 mai, la présence de la police est plus pesante et plusieurs prétextes ont été invoqués pour procéder à des contrôles d’identité ou à des interpellations : consommation de boissons alcooliques dans un square, distribution de tracts anti-occidentaux dans un square, autant de motifs peu crédibles ou démentis par les membres du collectif.

Le collectif a permis pour un groupe de demandeurs d’asile que soient respectés leurs droits en préfecture (accueil convenable en terme d’attente, d’écoute, pas d’exigence de documents, ni pour l’état-civil ni pour le domicile, conformément à la loi) : ce qui a pu être vécu comme un régime dérogatoire mais devrait être la règle.

De nouveaux exilés arrivent presque quotidiennement à Paris. La fermeture du hangar de Sangatte n’a en rien diminué ce qui a été décrit comme un "flot" de réfugiés, et la mise en place d’un dispositif durable permettant un accueil digne et chaleureux de ces personnes à Paris est plus qu’urgent et indispensable.

 
 
   
   
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