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Accueil du site > Appel à coucher dehors - juillet 2003 > Etre corse, être kurde

Rebonds dans Libération

Etre corse, être kurde

Un rebonds de Libé parlant de l’Appel

vendredi 11 juillet 2003


Décidément, la Corse, île d’Amour et de Beauté, nous reste indéchiffrable en ses « traditions ancestrales », telles que la conception s’en exposa mardi à Olmeto. Au village de Frédéric Paoli, qui hébergea en sa bergerie Yvan Colonna, trois à quatre cents personnes (selon les agences Reuters et AFP) s’étaient en silence rassemblées sous une banderole proclamant que « l’hospitalité n’est pas un crime ». Et, certes, cette profession de foi, plus ou moins inspirée du principe brassenssien selon lequel « dès qu’il s’agit d’rosser les cognes/ tout le monde se réconcilie », on ne saurait l’entendre sans qu’une part de soi y adhère spontanément (car il y a dubon dans ce principe). Mais cette valeur de l’hospitalité, on déplorera qu’elle s’inspire là de considérants qui ont moins à voir avec l’universel humanisme qu’avec le clanisme traditionnel. Et l’on peine, hélas ! à imaginer que la bienveillance revendiquée envers l’assassin présumé du préfet Erignac s’étende ainsi à tout réprouvé qui ne ferait pas partie de la famille. Tiens !... Au hasard et par exemple, un Kurde ou un Marocain qui se serait trompé de ferry en cherchant un asile, et aurait débarqué du côté d’Ajaccio... Il ne serait pas soupçonné d’assassinat (ni de meurtre) sur la personne d’un préfet (ni d’un quidam) ; il aurait juste peur, et faim et soif ou froid, enfin, quelque chose qui suscite l’humaine compassion. Pour faire court, disons sobrement que, démuni de papiers d’identité locale, on n’aimerait pas être à sa place. Sauf à avoir frappé, par une sorte de miracle, à la porte de Marie-Dominique Roustan-Lafranchi qui osa seule mardi ne pas « confondre solidarité et complicité ». Pour une raison ou pour une autre, on notera que Mme Marie-Dominique Lafranchi est une femme.

Cette chronique ne s’interrompra pas sans convier ses lecteurs lundi place de la Nation ; en cette « année de l’Algérie » et ce jour de fête nationale, l’Observatoire des libertés publiques y déposera, à 17 heures au pied de la colonne du Trône (côté boulevard de Charonne), une gerbe à la mémoire de sept manifestants, parmi lesquels six travailleurs algériens, abattus le14 juillet 1953 par la police française.

Le samedi soir, on aura couché dehors, square Villemin, avec le collectif de soutien aux exilés du Xe arrondissement.

Par Pierre MARCELLE vendredi 11 juillet 2003

 
 
   
   
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