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D’un charter vers l’Afghanistan et de ses mystères

Depuis deux semaines, des arrestations quotidiennes ont lieu dans le Xème arrondissement de Paris aux abords de la Gare de l’Est. Il en est de même dans la région de Calais et un peu partout en France.

mardi 20 décembre 2005

Depuis deux semaines, des arrestations quotidiennes ont lieu dans le Xème arrondissement de Paris aux abords de la Gare de l’Est. Il en est de même dans la région de Calais et un peu partout en France. Pourquoi ces interpellations qui, en de multiples occasions, sont ciblées : la police arrête ceux qui se déclarent afghans ; au fil des jours, elle arrête aussi les étrangers qui se disent iraniens et pakistanais, peut-être parce qu’elle soupçonne les Afghans, méfiants à la suite de cette nouvelle pression sur eux, de masquer leur nationalité ?

Pourquoi ? Parce tout indique l’espoir du ministère de l’intérieur de réussir à envoyer vers Kaboul de deuxième charter de l’année. Selon certaines informations, il pourrait décoller le 20 décembre. En bon chef d’entreprise, le ministère veut rentabiliser son investissement dans la location d’un avion. Il lui faut le remplir jusqu’à la gueule si possible. D’où, comme toujours en pareilles circonstances, des rafles aussi sélectives qu’illégales.

Voilà à quoi aboutit notamment la frénésie expulsive de Nicolas Sarkozy. « J’ai fixé à chacun des préfets, dès mon retour place Beauvau, un objectif ambitieux : augmenter de 50 % le nombre d’éloignements effectifs d’étrangers en situation irrégulière par rapport à 2004, ce qui permettra de reconduire cette année 23 000 étrangers en situation irrégulière », avait-il entre autres déclaré le 11 juillet 2005 à Marseille.

Mais où passent donc les Afghans arrêtés ?

Les raflés de Paris, de Calais et d’ailleurs semblent se volatiliser. Des témoins assistent aux interpellations, comptent les victimes. Dans les centres de rétention, on ne les voit pas réapparaître. Y aurait-il quelque part une cachette secrète destinée à dissimuler ce « fret humain » et à le priver des soutiens juridiques susceptibles de l’aider à échapper à l’expulsion ?

Car les arguments ne manquent pas. Les 1 500 victimes civiles des violences enregistrées en 2005 en Afghanistan rendent compte de la situation dans un pays où, au cours des tout derniers jours encore, les attentats à la bombe ont secoué les diverses régions. A tel point que, pour le ministère français des affaires étrangères, « les voyages sont formellement déconseillés dans ce pays, dans tous les cas ». En effet, « la situation sécuritaire en Afghanistan s’est détériorée depuis le printemps 2005 : multiplication des affrontements avec les opposants armés au processus de paix, montée en puissance de la petite délinquance et de la grande criminalité, développement de l’hostilité de la population à l’égard des occidentaux » (1). Voilà où M. Sarkozy a décidé de renvoyer les Afghans de France. En application du droit le plus élémentaire d’un Etat riche à exposer les ressortissants d’un Etat pauvre éventuellement à la mort ? Jean-Pierre Alaux et Nicolas Stroebel


(1) Recommandation du MAE actuellement en ligne à l’adresse http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/conseils-aux-voyageurs_909/pays_12191/afghanistan_12192/index.html

 
 
   
   
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